
Le site de la photographie sociale et environnementale
serait heureux de vous accueillir au vernissage de l'exposition
des deux reportages lauréats de son 3ème concours annuel
LES MANGEURS DE CUIVRE Photographies de Gwenn Dubourthoumieu
LA VIE A DUREE DETERMINEE
Photographies d'Olivier Jobard

Le mardi 21 mai 2013 de 18h à 21h
Exposition du mercredi 22 mai au samedi 20 juillet 2013
du mardi au samedi de 14h à 19h
58 rue Quincampoix - 75004 Paris. Tél. : 01 42 74 26 36

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L'UNE ET L'AUTRE
Fragments de l'imaginaire de femmes en quête d'identité
photographies des ateliers dirigés par
Sarah MOON et José CHIDLOVSKY
Exposition du 9 MARS au 20 AVRIL 2013
Vernissage le vendredi 8 mars 2013 de 18h à 21h
à l'occasion de la Journée internationale de la femme
Galerie Fait & Cause
58 rue Quincampoix 75004 Paris - Tél. +33 (0)1 42 74 26 36
du mardi au samedi de 13h30 à 18h30

L'ASSOCIATION AURORE PRESENTE 100 VOIX !
« 100 Voix ! » est une association créée en janvier 2012 à l’initiative de l’association Aurore. Elle a pour objectif l’apprentissage du récit par l’image (photo et vidéo) afin de permettre aux personnes en situation d’exclusion et de précarité accueillies par Aurore de se reconstruire et de recouvrer leur propre identité.
S’adressant aux publics pris en charge par l’association Aurore, le projet Cent Voix ! se consacre à des hommes et des femmes en marge du tissu social, du fait de problèmes psychiques, sanitaires ou matériels. Ces personnes sont bien souvent cataloguées, reléguées au rang d’exclus et rendues passives par la société. 100 Voix !: l’exclusion et la précarité racontées par celles et ceux qui la vivent.
Afin de permettre à cette population marginalisée de retrouver confiance en elle et de reprendre pleinement sa place dans la société, la reconstruction et l’appropriation de l’image de soi est un enjeu incontournable. C’est pourquoi Cent Voix ! propose aux personnes en situation d’exclusion des ateliers photo et vidéo animés par des photographes professionnels. Le projet présente de multiples intérêts pour les participants : se sentir valorisés en se faisant porte-parole de la lutte contre l’exclusion, retrouver confiance en eux via un espace d’expression libre, et avoir la satisfaction de produire des œuvres de qualité diffusées et vendues au grand public.
Sarah Moon, Paule Monory, les photographes du collectif Tendance Floue... Des artistes de renom soutiennent l’action de 100 Voix !
« 100 Voix ! » dispose d’un comité de parrainage rassemblant photographes et réalisateurs reconnus. La plupart anime les ateliers et encadre les usagers dans leur approche technique de la production audiovisuelle. Ils produisent eux-mêmes des œuvres dont les personnes exclues sont les sujets. D’autres artistes soutiennent le projet en faisant don de certains de leurs clichés à l’association.
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VIVRE AVEC TOIT
Photographies de Jean-Louis Courtinat
Exposition Du mercredi 16 JANVIER au samedi 23 FEVRIER 2013
Pendant deux années, j’ai vécu auprès d’hommes et de femmes qui venaient de retrouver un toit après avoir vécu très longtemps dans la rue. Comment appréhendaient-ils leur nouvelle vie ? Comment se reconstruisaient-ils ? Quel était leur quotidien ? C’est ce que je voulais savoir. Je me suis vite aperçu des limites de la photographie. Tous exprimaient leur soulagement d’avoir un logement, la difficulté de réapprendre à vivre dans un espace réduit, leur incapacité à se prendre en charge au quotidien. Ces sentiments étaient intraduisibles en photographie. J’ai donc pris un petit carnet dans lequel j’ai inscrit méticuleusement leurs propos. J’ai respecté leur style, leur façon de s’exprimer, leurs non-dits, leurs erreurs et leurs contradictions. Pas d’interview brutale, mais une succession de petites réflexions intimes qu’ils m’ont confiées au fil du temps. Toutes les personnes que j’ai suivies ont plus de cinquante ans. Elles ont toutes connu une enfance difficile. La plupart ont rejeté leur famille ou été rejetées par elle. Beaucoup sont fatiguées, malades, dépressives, en cours de soins ou sous dépendance chimique. La plupart se sentent inutiles au monde, se replient sur elles ou se retirent de la vie sociale. Certaines expriment leur solitude, leur souffrance, leur impossibilité d’échanger, de discuter, de partager leurs émotions. Beaucoup ont un sentiment de culpabilité et se sentent responsables de leur exclusion. Toutes vivent des minima sociaux. Plusieurs ont de toutes petites retraites. Nombre d’entre elles ont de graves problèmes de dépendance à l’alcool. Avoir un toit même si ce n’est qu’un taudis est primordial pour elles. Toutes m’ont parlé du désir de se poser, d’avoir une adresse, un lit, des clefs, une boîte aux lettres, bref d’être reconnues malgré leur pauvreté. Le plus difficile pour moi fut de suivre plusieurs personnes en même temps. Il m’a fallu une organisation très précise pour conserver une pression sur elles sans jamais les gêner dans leur quotidien. J’ai dû composer avec les rendez-vous manqués, les changements d’adresse, les hospitalisations, les retours à la rue et les ruses pour éviter les marchands de sommeil ulcérés par ma présence. J’avais élu mon quartier général à « l’Etape », lieu de vie des petits frères des Pauvres qui accueillent des personnes dans la précarité. J’arrivais pour le petit-déjeuner, je discutais avec les gens, je leur parlais de mon projet. Beaucoup ont refusé. Peur de se montrer, de parler ou d’être reconnu par leur famille. Il m’a fallu énormément de temps, d’écoute et de proximité pour gagner leur confiance. Au début je leur donnais des photographies. J’ai vite renoncé car je leur offrais une image d’eux qu’ils refusaient de voir. Finalement j’ai fait peu de photos. On se rencontrait régulièrement. On prenait un café, on discutait. Je me sentais plus bénévole que photographe et cela me plaisait. Aujourd’hui et comme à chaque fois que je termine un long travail, je me demande si ce que j’ai enregistré est aussi riche que ce que j’ai vécu. Ai-je été à la hauteur de la confiance qu’ils m’ont donnée ? Ai-je saisi l’essentiel ? Le coeur du propos se trouve-t-il d’ailleurs dans ce qui est montré ou dans ce qui ne l’est pas ? Je sais qu’il faut beaucoup plus que des photos pour que ces êtres fragiles ne portent plus le fardeau des préjugés et des tabous qui les livrent à l’oubli de tous. Makou, Ginette, Daniel, Max, Patrick et vous tous avec qui j’ai passé ces moments forts, ce travail est aussi le vôtre. Puissent vos textes et mes images provoquer chez ceux qui les verront de la compassion et le simple désir de mieux vous connaître. C’est mon voeu le plus cher. Jean-Louis Courtinat
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ANON. L’anonymat en photographie scelle le statut d’une pratique passée à l’usage courant, si bien banalisée que l’autorat est l’exemption à la règle. En réalité, même issue d’un dispositif automatique, toute image requiert un opérateur mais, loin de revendiquer le titre d’auteur, celui-ci s’abîme dans l’innombrable foule des praticiens sans nom, indignes d’émerger à la connaissance publique, tout simplement étrangers à l’idée de se distinguer par cette production machinale, impersonnelle, sans marque distinctive, essentiellement liée au loisir. Or la photo d’anonymes couvre un champ infini, duquel l’oeuvre, voire le chef-d’oeuvre ne sont pas absents, obscures photos perdues dans l’insignifiance du nombre, en attente d’un regard qui les découvre. C’est que, une fois l’invention “donnée au monde” par Arago, l’appareil photo, très vite au regard d’autres innovations techniques de l’ère industrielle, étend son empire à toute une société, équipe l’amateur curieux, avide de s’exercer. D’abord encombrant, rétif, onéreux − pour ce, privilège d’une minorité − une fois simplifié, maniable, une fois allégés son poids et son coût, le boîtier devient un objet usuel autorisant tout un et n’importe qui à devenir un faiseur d’images autonome. Phénomène sans précédent dans l’histoire des représentations, il permet, par simple pulsion digitale, d’accéder au champ infini de l’exploration optique, sans que soit requis un savoir ou un savoir faire préalables. En résulte le prodigieux succès populaire de la photo ; qui va de pair avec sa déconsidération comme pratique de masse. A la noblesse artistique et professionnelle, ratifiée par l’institution et par le marché, à sa rareté, à son prix, s’oppose la pléthore des photos ordinaires réputées satisfaire la consommation immédiate de ses usagers, peu regardants quant au résultat. Pourtant, la “pratique d’amateur” englobe une réalité composite, d’une extraordinaire diversité, allant de l’opérateur familial au semi professionnel, du praticien par accident au fervent adhérent du photo-club, au reporter d’occasion, au savant curieux d’archiver son étude, au soldat des tranchées, au badaud rêveur, au peintre soucieux de fixer une intuition visuelle… Elle comprend la foule des particuliers, sédentaires ou voyageurs, multipliée par la société du loisir, le modeste artisan de quartier ou de plage, l’opérateur ambulant des campagnes, le photographe des écoles ou aux armées négligeant d’apposer sa raison sociale ; le fabricant de cartes postales – support épistolaire – de toute une société, genre innombrable et prospère, qui a industrialisé le pittoresque bon marché, et instruit l’archive du paysage rural et urbain… Travaux de commande ou initiatives isolées, épreuves égarées par d’illustres artistes, ou distraites à leurs propriétaires, et que dire du photomaton, photo sans photographe par excellence… Ces images, devenues orphelines de leur auteur ou de leur commanditaire, sont dispersées de par le monde, stockées dans des magasins d’archives, des dépôts d’agences, d’entreprises ou d’administrations, des bibliothèques, réunies en albums ou versées au vrac des tiroirs, livrées aux marchands de vieux papiers, quand elles ne tombent pas au rebut des trottoirs… Déferlante inouïe, gigantesque corpus qui, condamné à son anonymat radical, échappe à tout inventaire, résiste à la connaissance, aux catégories et au classement.
Anne-Marie Garat
Un Photo poche publié aux éditions Actes Sud accompagne cette exposition.
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FADED TULIPS
Kirghizstan : Fragile démocratie

Photographies de
William DANIELS
vernisage le mardi 18 septembre de 18h à 21h
Exposition
Du mercredi 19 SEPTEMBRE au samedi 27 OCTOBRE 2012
Galerie
FAIT & CAUSE
58 rue Quincampoix – 75004 Paris
01 42 74 26 36
en savoir plus
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CONCOURS SOPHOT 2012
ISHINOMAKI & ONAGAWA La reconstruction - 2011 photographies : SEBASTIEN LEBEGUE Environnement
WORKERS EMIRATES Dubaï, Abu-Dhabi - 2010/2011 photographies : PHILIPPE CHANCEL
Galerie FAIT et CAUSE 13.6.2012 au 28.7.2012
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"SERTÃO"
photographies de Tiago Santana

Vernissage mardi 7 février de 18h à 21h
En présence du photographe qui signera son livre publié aux Editions Actes Sud
Exposition du mercredi 8 février au samedi 31 mars 2012
du mardi au samedi de 13h30 à 18h30
58 rue Quincampoix 75004 Paris - Tél. +33 (0)1 42 74 26 36
Tiago Santana est sans doute - avec Sebastiao Salgado, d’une génération son aîné - le plus célèbre des photographes brésiliens contemporains. Son œuvre s’inscrit de façon magistrale dans le bouillonnement créatif de l’Amérique du Sud : entre tradition et modernité. Né en 1966, dans le nord-est du Brésil, il a séjourné aux Etats-Unis, en Europe et en France mais il reste viscéralement attaché à son pays. Homme de grande culture, il a documenté l’univers de grands écrivains comme Graciliano Ramos ; homme de projets collectifs, il est à l’origine de reportages sur ce Brésil dont les frontières sont partagées avec dix autres pays d’Amérique du Sud. Mais ce qui habite surtout son objectif de photographe et sa conscience de reporter, c’est le Sertao, ce « polygone des sécheresses » qui englobe la majorité du Nord-est. Edouardo Manet qui préface l’ouvrage consacré à ses photos écrit : « Tiago Santana présente le Sertao mystérieux et austère avec la ferveur d’un amoureux et une honnêteté exemplaire. Il offre une manière différente de regarder...Un artiste exceptionnel comme lui peut se permettre de casser toutes les règles ».
Le livre « Sertao » de Tiago Santana de la collection «photopoche » sera en vente à la galerie pendant toute la durée de l’exposition.
Pour plus d'informations, cliquer ici.
Précédente exposition de la galerie FAIT & CAUSE :
Photographies de Christophe Agou
Lauréat du 17e prix européen du Livre de photographie
(European Publisher's Award for Photography)

Exposition du 15 septembre 2011 au 21 janvier 2012
La presse parle de l'exposition:
Article de Télérama du 17 décembre 2011. Pour lire l'article, cliquer ici.
FACE AU SILENCE Durant l’hiver 2002, Christophe Agou revient dans sa région du Forez et parcourt ces âpres territoires dont il n’a rien oublié. Il y fait la connaissance de familles d’agriculteurs dont il devient un proche, au fil des visites régulières et des échanges épistolaires. Face au silence, fruit de huit années de rencontres et de partage, ne constitue en rien un document ou un reportage sur une certaine forme de ruralité dans la France de ce début de siècle. Les seuils des fermes que Christophe Agou franchit pour nous s’ouvrent sur des visages d’hommes et de femmes qui forcent le respect et incitent à une méditation solitaire. À la manière d’une chronique rythmée par de saisissants bien qu’immobiles travellings, la “matière” et la texture quotidienne des vies, des travaux, des éléments, se donnent ici à voir dans une réalité presque organique. Journal intime et singulier d’existences gouvernées par les nécessités du labeur et le poids des saisons, Face au silence, par la puissance contenue et empathique de sa vision, parvient à nous congédier de notre posture de spectateur pour nous faire appartenir à une communauté de destins.
Benoît Rivero
Biographie Déjà remarqué par la critique internationale pour plusieurs travaux (notamment Life Below, 2004, une traversée en noir et blanc du métro new-yorkais), Christophe Agou, né en 1969 à Montbrison, petite commune située au pied des monts du Forez, quitte la France en 1992 pour s’installer à New York. Cet exil précoce et volontaire, cette soif d’immersion dans un monde tout autre, est à l’image de l’œuvre que Christophe Agou développe depuis une vingtaine d’années : une exploration empirique et intuitive d’univers, de situations, d’êtres, qu’il appréhende par imprégnations progressives et dont il ne rend compte qu’au moment où il se sent entré en résonance intime avec eux. Adepte de la sentence rimbaldienne “Je est un autre”, Agou semble habité par la seule mais entêtante quête des formes multiples et mouvantes de l’altérité. Passant avec une égale aisance du noir et blanc à la couleur, du paysage au portrait, il ne privilégie aucun style, veillant à renouveler sans cesse les formes et les conditions de sa propre vision. Le projet Face au silence de Christophe Agou s’est vu décerner le 17e Prix européen du livre de photographie (European Publisher’s Award for Photography). Réuni en mai 2010 à Athènes, le jury était composé des six éditeurs européens de livres de photographie: Apeiron Photos, Dewi Lewis Publishing, Braus Verlag, Peliti associati, Lunwerg Editores et Actes Sud, et de Mme Fani Konstantinou, conseillère pour la photographie au Musée Benaki à Athènes.
Benoît Rivero
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